Lampemètre Metrix 310

Introduction
310: Quelle version ?
Astuces

Introduction

Le lampemètre est l'un des appareils de mesure particulièrement utile pour le restaurateur de TSF.

Il permet non seulement de connaître l'état d'un carton de tubes dont tout amateur dispose plus ou moins, mais permet surtout d'éviter des dégâts sur un appareil en enfichant un tube dont l'état est inconnu.

En effet, en l'absence de lampemètre, celui qui dispose d'un tel carton de tubes est obligé d'attendre d'avoir en main un récepteur possédant ce tube pour connaître son état, par le fonctionnement réel.

Dans le même temps, essayer un tube douteux sur un récepteur peut occasionner des pannes inutiles (valve en court-circuit qui grillera un transformateur par exemple, ou court-circuit interne entre électrodes qui fera fumer des résistances...).

Pour ma part, j'ai trouvé un Metrix 310 CTRM sur I-Bazar, après l'avoir cherché (à un prix raisonnable) depuis bien longtemps.

Le problème est souvent le même, il faut trouver la documentation, le recueil de commutation voire le schéma afin d'être sûr de son appareil ou le dépanner.

C'était le cas pour le mien qui souffrait d'un galvanomètre grippé et complètement oxydé. Une journée de démontage, de désoxydation, de nettoyage m'a permis de le remettre en route pour donner l'appareil visible en haut de cette page.

La qualité des composants est exemplaire et la conception simple, ce qui facilite grandement la tâche.

310: Quelle version?

310 B, BM, D, TR, CTR, CTRM... Autant de versions qui se sont succédées en offrant au cours des années de nouveaux supports et/ou de nouvelles fonctions.

La constance du modèle permet bien souvent de se débrouiller avec la notice ou le recueil des combinaisons d'un modèle différent, ce qui n'est pas le cas du schéma.

Ainsi, la version CTR ou CTRM se voit dotée d'un calibrage de la tension secteur à 10 positions ainsi qu'un accès direct aux tests des court-circuits que ne possédaient pas les versions antérieures.

Les schémas et notices des archives vous permettront d'y voir plus clair.

Astuces

Galvanomètre

Ayant eu à démonter et restaurer un galvanomètre de 310 CTRM (oxydé, 1 ressort spirale HS, cadre mobile grippé et autres plaisirs...), je sais désormais comment il fonctionne :o)

Le schéma correspondant le représente (M1) comme un galvanomètre en série avec une résistance non valorisée (R9). En fait, cette résistance est un potentiomètre miniature (100 Ohms) qui permet de donner à l'ensemble une résistance de 50 Ohms et une déviation maxi pour un courant de 0,9 mA.

A/ La bobine du galvanomètre en elle même présente une résistance de 13 - 14 Ohms. Il faut ajuster ce potentiomètre à l'aide d'un contrôleur numérique pour obtenir précisément un résistance globale de 50 Ohms.

B/ Comme pour tout galvanomètre, on réglera éventuellement le zéro à l'aide de la vis de façade (réglage fin, le ressort arrière ajustant le '0' grossier).

C/ Ensuite, matériel de qualité oblige, la sensibilité du galvanomètre est réglable. Une vis centrale arrière permet d'ajuster un anneau métallique qui vient fermer plus ou moins l'entrefer du cadre mobile, réglant ainsi l'intensité du champ magnétique de ce cadre.

Pour le régler, on prendra une source continue stabilisée de 5 volts environ en série avec une résistance de 4,7 kOhms, un milli-ampéremètre de précision (contrôleur numérique par exemple sur le calibre 1 mA) et le galvanomètre Metrix par lui-même.

Régler la tension de 5 volts pour obtenir exactement 0,9 mA dans le circuit sur le contrôleur numérique et ajuster la vis arrière pour obtenir exactement la déviation 100 du galva.

Ces trois étapes permettent de calibrer l'élément de lecture, point indispensable car tout le fonctionnement est basé sur des diviseurs résistifs incluant l'impédance de ce galvanomètre.

SupportsRL2,4T1 RL2,4P2...

Tous les supports du monde ne peuvent se retrouver sur un seul et même lampemètre. Pour le Metrix 310, comme pour beaucoup d'autres, la réalisation par l'utilisateur d'adaptateurs spécifiques est très aisée. (Essayez de trouver un lampemètre qui possède les supports pour tester des tubes utilisés par la Wehrmacht tels que ceux-ci)...

Il faut pour cela disposer d'un support de récupération mâle (récupéré sur une lampe HS ou un bouchon amovible de HP par exemple, l'octal est l'un des plus faciles si 8 broches suffisent) et d'un support femelle du tube à tester.

Le principe de ce lampemètre étant d'affecter précisément des tensions sur des broches repérées de 1 à 9, il suffit de respecter la numérotation des broches entre les deux supports en se référant à un guide sur le brochage des tubes.

Le relevé du courant, de la pente et autres caractéristiques importantes du tube se fera sur ce même guide afin de mettre à jour manuellement le recueil de commutation.

Transcontinentales et Transcontinentales bis...

Attention aux lampes transcontinentales pour lesquelles deux types de numérotation des broches existent.

Il s'agit en fait d'un changement de norme qui est intervenu pendant la commercialisation de ce type de lampe et qui n'a rien fait de mieux que jeter le trouble.

Pour ce support, s'il existe d'origine sur votre lampemètre, vérifiez de quel type il s'agit. Le meilleur repère est de consulter le recueil de commutation et de regarder sur quelles broches la tension filament est appliquée (1-8 ou 2-3). Fabriquez-vous ensuite le support complémentaire afin d'éviter de longues recherches inutiles.

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